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Eléonore de Monchy Emmanuel Moses Corlevour poésie Hélène Damville gravure sur bois

A Tire-d'os

Préface d'Emmanuel Moses – Bois gravés d'Hélène Damville, 112 p., broché.
Collection:
Poésie
16,00 €

Extrait de la préface d'Emmanuel Moses :

"Il est des livres, des voix, qui imposent d’emblée un monde, avec sa musique et ses paysages, ses lumières et ses lois qui n’appartiennent qu’à lui et en font un objet singulier, qui prend soin de nous, lecteurs en quête de fétiches et de talismans poétiques dans des vies assoiffées.
Tel est le cas d’À tire-d’os, d’Éléonore de Monchy. Ses mots, dès le premier texte du recueil, « trouvent l’air », comme elle l’écrit, dont nous avons besoin.
Expliquer la manière dont opère le charme puissant qui se dégage d’un livre, d’un livre de poèmes, surtout, est une tâche vaine parce que toujours décevante. Les commentaires restant en-deçà, forcément en-deçà, de l’irruption magique qui nous saisit et nous captive.
Peut-être qu’il faut alors recourir aux images et à leur sagesse peu loquace. Une porte s’ouvre, on entre dans une pièce qui a des allures de salle de bal ou, tiens, de jardin japonais. Un jardin enclos de murs lambrissés ? Pourquoi pas. Une salle bruissant de chrysanthèmes, de roseaux et du friselis d’un bassin de poissons rouge et or ? Pourquoi pas.
La découverte d’un beau livre est sous-tendue par la formule « Tout est possible ». Et dans À tire-d’os, tout est effectivement possible.

[...]

En ce sens, À tire-d’os est un journal ou roman comme le sont les poèmes d’Emily Dickinson, par exemple. Celui d’un cœur tout à la fois léger et lourd, brisé et régénéré d’avoir trop aimé, tout en demeurant vertigineusement conscient qu’on n’aime jamais trop. Que l’amour est sans adverbe."