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Ariel Spiegler Corlevour poésie revue NUNC Place de la Sorbonne

C'est pourquoi les jeunes filles t'aiment

broché, 112 p.
Collection:
Poésie
16,00 €

C’est pourquoi les jeunes filles t’aiment est un recueil de poèmes lyriques élégiaques.

Ils tracent l’ascension – ou la conversion – d’un amour qui part des créatures pour s’ouvrir finalement à l’infini de Dieu.

 

Ariel Spiegler est née en 1986 à Sao Paulo. Elle vit et travaille à Paris. Elle a publié des poèmes dans plusieurs revues : Nunc, Place de la Sorbonne, Triages, N47, Recours au poème, Sitaudis, La Passe, Décharge, Les Cahiers de la rue Ventura, les Carnets d’Eucharis, Passage d’encres, Ce qui reste. C’est pourquoi les jeunes filles t’aiment est son premier recueil.

Extrait de presse : "Et si l’invisible, au lieu d’être lointain, idéalement inaccessible, divin en somme, était tangiblement au milieu de nous, presque à saisir ? Dans les mots et les actes les plus simples, les plus apparemment simples. Dans les visages, les corps. Dans les sentiments, jusqu’aux plus prosaïques. Dans la trivialité de l’ordinaire. Mais à propos, qui s’autorise à hiérarchiser ce prosaïsme, cette trivialité supposée, à mettre des notes bonnes et d’autres mauvaises – et beaucoup de notes moyennes ? Qui sépare, et au nom de quoi, le corps spirituel du corps le plus charnel ?

Les surprenants poèmes du premier recueil d’Ariel Spiegler (née en 1986 au Brésil) dénoncent cet artifice et réparent, comme naturellement, une telle séparation. Ils vont même chercher le meilleur, le désirable, le saint parfois, dans cette trivialité quotidienne, dans la chair et le sang, les larmes et les rires d’une vie ordinaire. Une citation d’Origène placée en épigraphe du volume indique l’angle d’attaque de cette démarche. Elle évoque, à propos d’un verset de saint Matthieu (22, 32 : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais le Dieu des vivants. »), une « aliénation » par l’amour, « autrement épanouissante que celle de la crainte ». L’amour donc, contre la crainte. Pas un amour éthéré vu et vécu de loin, mais qui, en toute rigueur de terme, aliène. Si cette idée vous semble saugrenue, si vous la réprouvez, mieux vaut passer votre chemin. Certes, à vue humaine, cette « aliénation épanouissante » fleure bon l’oxymore. Et pourtant non : pour exprimer certaines réalités, il ne faut pas craindre de tordre les mots et les idées." Patrick Kechichian (sitaudis)